Malgré des débuts confidentiels, la cryptomonnaie commence à croître rapidement en Afrique. Je vous livre un aperçu des hauts et des bas de la monnaie virtuelle sur un continent en devenir.

Le cas de Binance

La plus grande part de l’activité des cryptomonnaies sur le continent africain revient à Binance. Pour rappel, il s’agit de la plus grande bourse de cryptomonnaie au niveau mondial.

Cela concerne le volume d’échanges. En effet, Binance procure une plateforme destinée au trading des différences cryptocurrences.

Cette part connait une forte expansion dès 2020. Par ailleurs, les transferts inférieurs à 10 000 dollars sont les plus usités en Afrique.

En fait, le besoin en transfert de fonds est en constante augmentation dans cette partie du monde.

Le cas du Nigéria

Récemment, la Banque Centrale du Nigéria a sommé les banques locales d’arrêter les offres de service aux fournisseurs de cryptomonnaies. Pourtant, la cryptomonnaie a fortement explosé en 2019.

En effet, les échanges sont encore présents sur les bourses. Désormais, les usagers se tournent vers les échanges P2P ou peer-to-peer.

Néanmoins, l’absence de réglementation demeure problématique en termes de propriété des actifs.

L’exemple du Kenya

Le Kenya est également un adepte du P2P. Malgré la mise en garde de la banque centrale du pays contre les plateformes de cryptomonnaies, les utilisateurs sont nombreux.

Plusieurs banques ont clôturé les comptes de leurs usagers. Ces derniers sont seulement coupables d’effectuer leurs dernières transactions en cryptomonnaies.

Pour autant, les utilisateurs ont recours à des plateformes d’envoi d’argent et de paiement pour continuer leurs échanges.

L’univers des cryptomonnaies en Afrique

Pour adopter efficacement la monnaie virtuelle, l’Afrique connait une lacune importante au niveau de l’internet. De plus, les infrastructures présentes sont peu fiables et coûteuses.

Par ailleurs, la culture financière est concentrée dans les zones urbaines. En outre, la cryptomonnaie est davantage perçue comme étant liée aux actions et à l’immobilier.

Pour l’heure, il s’agit d’un marché de niche qui risque d’échapper au grand public.

Les barrières de la langue

Afin de rendre la cryptomonnaie plus populaire, il est préférable de transposer le concept dans les langues locales ou les dialectes. Le continent africain implique plus de cent langues et dialectes.

Par ailleurs, un besoin de formation est essentiel pour toucher les personnes âgées et les habitants des zones rurales. Pour leur part, les plateformes doivent consentir à des efforts afin de vulgariser la monnaie virtuelle auprès des novices.

Le secteur doit également fait preuve de cohérence. En effet, une forte présence liée à une cohérence permet de mettre en place une vraie relation de confiance.

Pourtant, la cryptomonnaie est une activité créatrice de valeur face à l’instabilité économique chronique africaine. Retrouvez d’autres infos ici.

Crédit Photo : secretbuziness.com & journalducoin.com

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